Art, Sport et Mixité, une soirée exceptionnelle pour le lancement de l'Euro 2022.

La semaine prochaine, mercredi 06 juillet, nous avons le plaisir de vous inviter à une soirée ART, SPORT et MIXITE.

Avec Claire ALLARD (co-fondatrice de la marque Alké pour les femmes qui aiment le foot et la mode) nous vous proposons cette rencontre pour voir comment ces trois sujets s'articulent dans la société d'aujourd'hui et de demain.

Pour nous éclairer, nous avons l'honneur de recevoir Camille Amar (Manita), Béatrice Barbusse (sociologue et autrice), Romane Beaudouin (Tatane), David Bellion (Red Star) et Alix Chosson (PanamBoyz&GirlzUnited).

Nous croiserons également les informations recueillies auprès de Nicole ABAR .

La soirée est hébergée par Sist'her, le local parisien d'Empow'Her qui accompagne les entrepreneuses pour qu'elles changent le monde.

A l'issu de la conférence, nous irons voir le match d'inauguration de l'Euro 2022 Féminin.

Cette soirée s'adresse aux entrepreneuses de tous les domaines qui veulent avoir un impact sur la société ainsi qu'aux professionnels du sport qui veulent inclure l'art et la mixité dans leur champ de compétence.

Nous espérons vous voir nombreux.


Financement réussi pour le PATATE ARTBOOK aux Editions Exemplaires 👊

Le « Patate Club » porte un nom qui fait sourire et... tant mieux !

A la base de notre collectif il y a la volonté d'évoluer professionnellement dans l'entraide et la bonne humeur. Notre projet d'artbook où se côtoient illustrateurs de renoms et en devenir est un succès. Nous avons dépassé les 100%. Il reste encore 3 jours pour commander votre exemplaire. Notre modèle de financement est vertueux : pas de tirage pour le pilon et une juste rémunération des auteurs. Cela a été possible grâce à la super équipe des éditions Exemplaires et à Sens Créatif..

J'avais promis de vous parler un peu de ma contribution.

Qu'auriez-vous illustré à ma place sur le sujet de la Patate ?🥔

Avec un peu de réflexion cela m'a paru évident : il fallait absolument parler d'Agnès Varda !

J'ai demandé à nos formidables DA (Florie Briand et Charlotte Molas)  si le sujet était « déjà pris » et... miracle ! J'étais la seule à l'avoir proposé. Rendre hommage à une artiste inspirante comme Agnès à travers ma planche a été un vrai moteur. J'adore les artistes : j'adore leurs oeuvres, leurs vies, leur contribution au monde. Prendre ma place dans cette famille et prendre soin de leur mémoire est une fierté.

Quand vous recevrez votre artbook et que vous découvrirez ma planche, je vous invite à écouter la très jolie chanson « une vie Varda » de Vincent Delerm. Cela devrait vous tenir chaud au coeur pour une semaine entière !


Graffer dans un stade de foot... check !

Cela fait longtemps que je veux proposer de l'art DANS un équipement sportif.

Grâce aux Dégommeuses, cette expérience s'est concrétisée hier sur le terrain de foot du Centre Paris Anim' Wangari Maathai.

Prête à toutes les configurations, j'ai installé une longue bâche de récupération sur les grilles du stade. J'ai ensuite tout protégé pour ne laisser aucun dégât !

Les petits se sont régalés, j'ai fait participer 15 enfants au total.

Autant de garçons que de filles. Sur le terrain d'à-côté, les Dégommeuses animaient un mini-tournoi mixte.

Une fille plus âgée (étudiante en art) s'est particulièrement investie dans l'activité.

En trois étapes, les enfants ont pu réaliser le projet d'étendard aux couleurs des Dégommeuses.

C'était une excellente expérience.

Les ballons de foot volaient autour de nous. Beaucoup de grands nous regardaient de loin. Des mamans nous ont remercié. C'était, comme à chaque fois dans cet atelier incroyablement speed et merveilleusement énergique.

Merci aux Dégommeuses pour cette nouvelle opportunité pour moi de faire cohabiter Art et Sport.

Nb : et merci pour ma première médaille 🥇 !



Je rêve depuis 5 ans de travailler avec Les Dégommeuses et... mon rêve se réalise.

Les Dégommeuses c'est « une équipe de foot majoritairement composée de lesbiennes et de personnes trans qui a pour objectif de lutter contre les discriminations dans le sport et par le sport. »

J'ai découvert leurs actions en 2019 lors de la Coupe du Monde des femmes en France.

J'ai commencé à leur écrire régulièrement pour leur parler de mon travail inspiré du ⚽️ .

Dernièrement je les ai croquées lors d'une conférence d'Aya Cissoko.

Cela a probablement été le game changer ! Ce qui m'a permis d'établir un lien de confiance.

Mercredi, pour fêter leur 10 ans, elles me confient l'animation d'un atelier graff tout public sur les bords d'un terrain de football du XXème arrondissement inspiré des couleurs de leur logo.

J'ai pris beaucoup de plaisir à travailler mon motif pentagone avec le vert, le blanc et le noir et ai crée plusieurs designs au top. Je leur ai envoyé mes propositions et elles ont choisi le motif final.

Réalisé par des enfants il sera moins précis que sur le visuel préparatoire mais beaucoup plus chargé en bonnes vibrations !

L'œuvre sera exposée à la Flèche d'Or vendredi pour leur soirée (j'y serai !).

Que pensez-vous de ce projet ?



Nous sommes des femmes artistes #2

Suite de l'expérimentation en rue avec @lucie_folch , cette fois Lucie chantait devant une peinture représentant 7 rappeuses actuelles dont j'ai écouté le parcours sur le podcast Madame Talk de @madamerap .

Il s'agit de @i.llustre @tcommetherese @tracy.desa @ktgoriquelavraie @lansky.namek @veemie.off @juste_shani (coucou les filles j'espère que vous allez bien et que les concerts battent leur plein).

Que nous est-il arrivé de beau cette fois-ci ?

- Aucun homme ne nous a harcelé de près. Au contraire, deux hommes nous ont soutenues à distance respectueuse par des commentaires positifs (surtout sur la voix de Lucie qui chaaaaaarme).

- Un groupe de jeunes hommes écoutant du rap à proximité ont monté leur son plusieurs fois. C'était très dur pour Lucie de chanter avec cette concurrence. J'ai trouvé dommage qu'ils n'aient pas la curiosité de couper leur musique habituelle et surtout enregistrée pour découvrir la proposition de Lucie

- Une femme s'est intéressée à la peinture des rappeuses (miracle ! mais depuis pas de nouvelles : si tu me lis chère collectionneuse, contacte-moi en mp)

- j'ai exposé une peinture inédite avec mon motif du pentagone. C'est un projet de mural que j'ai présenté pour un appel d'offre qui m'intéresse vraiment donc je l'ai réalisé en « petit » sur papier.

- j'ai chanté la chanson de @faten08mag et la mère de Lucie m'a dit que j'ai failli la faire pleurer (wow, juste !)

- la mère de Lucie était là pour nous photographier. Elle est super sympa.

- après une heure et demi de prestation la police nous a fait signe d'arrêter. Un policier nous a soufflé : vous remercierez votre voisin. On aurait dit qu'il s'excusait. C'est rassurant car Lucie avait peur qu'on nous arrête et qu'on nous fasse payer une amende. En fait on a rangé et rien.

- dernière remarque : a côté de nous j'ai reconnu le travail d' @emyarts.emyarts au pastel. Encore une meuf dans la rue. Cool !

- sinon niveau dessin je dessine les gens mais tout le monde s'en fout.


De la création d'une œuvre d'art mural à la mise en place d'un atelier de team building artistique : récit d'une rencontre bascule

J'ai crée l'installation Pentamonde à l'été 2020. Pendant un an j'ai fait une série d'installation en tête à tête avec des artistes et professionnels qui m'intéressaient. Puis, pendant un an environ je suis passée à une pratique de groupe. Le mois dernier, j'ai eu rdv avec Frederic Bourgeois, le co-fondateur de « The Ways Beyond » (avec Nikki Wang), une agence d'expériences culturelles uniques pour les esprits indépendants et curieux.
Je n'avais aucune idée de la manière dont Frédéric recevrait ma proposition. Je ne lui avait rien dit à part que cette activité marche très bien. Nous avions rdv à la Gare St Lazare, un des endroits les plus animé de la capitale. Mais, en accord avec le tempérament de Frédéric, nous avons déniché un endroit d'un calme absolu, juste en face d'une galerie d'art. Frederic adore les murs en brique. C'était la première fois qu'on me faisait cette proposition. Nous avons papoté en travaillant. Il m'a parlé de sa première expérience professionnelle dans une compagnie de danse à Bruxelles, à St-Josse-Ten-Noode, le quartier où j'ai grandit.
Depuis le début de cette pratique collaborative, la question de la direction se pose. Est-ce que j'impose ma vision de la composition de cette fresque ou est-ce que je laisse libre cours à la créativité des gens ? Au début j'étais très directive. Puis j'ai laissé de petites libertés. Avec Frederic, j'ai baissé les armes et l'ai laissé crée à sa guise. Il s'est complètement laissé allé à l'expérience. Je suis toujours surprise quand j'arrive a créer une connexion avec un homme. Frederic est un « sensible » comme moi. Je me suis régalée à le regarder créer cette « passerelle ». A chaque fois que je croyais qu'il allait emmener la composition dans un sens il l'emmenait ailleurs. Il n'avait aucune idée des fresques que je réalise habituellement. Il a complètement innové et j'ai adoré.
Nous animons un premier atelier de team building pour une entreprise cette semaine. La question de la direction se reposera. Je ne sais pas encore si je lâcherai prise.
Si cette activité vous intéresse pour vos équipes, contactez-moi ou consultez la page Team building Artistique


A quoi sert d'avoir le sens de la communauté ?

Le 13 avril 2020, je partageais une story en parlant de Sens Créatif. Peindre en écoutant des podcasts est un des plus haut niveaux de satisfaction de ma vie.

Deux ans plus tard, je suis pote avec les nombreux membres de la communauté. Ce que j'aime chez eux c'est qu'ils ne viennent pas d'une école en particulier. Ils ne sont pas dans l'entre soi.

Lorsqu'ils ont lancé l'idée d'un fanzine j'ai eu envie d'en être. En cherchant bien, j'ai trouvé un angle sur la patate qui me tenait vraiment à coeur (j'en parlerai dans un prochain post). Ce fanzine est devenu un ARTBOOK avec des vedettes de l'illustration et les talents de demain. Il est édité par la maison Exemplaires qui se bat pour une rémunération plus juste des auteurs. Ce recueil d'illustration ne sert aucune industrie que celle des artistes indépendants de l'image. C'est l'œuvre de passionnés qui vous invitent à entrer dans leur monde. Il sera aussi bon à déguster qu'un cornet de frites avec sauce mayo. Il est en précommande sur le site des éditions Exemplaires et il va être très, très quali !

https://www.exemplaire-editions.fr/projets/financement-participatif/the-patate-artbook


Venez partager une expérience d'art mural qui « prend soin »

J'ai le grand plaisir de vous inviter à l'exposition « Rencontres urbaines » où mon installation « Pentamonde » a été sélectionnée.

Je vous propose deux temps forts :

Un moment collectif le soir de l'inauguration jeudi 9 juin de 19h à 23h (après la présentation de l'exposition par Sasha Leboeuf et Benjamin Béni, je proposerai aux personnes présentes de vivre l'expérience).

Un moment sur rdv pour vous ou un groupe de votre choix (vos enfants, un ami, vos collègues).

Pentamonde est une expérience d'art mural qui se vit. Je préfère ne pas trop en dire et vous invite la découvrir le coeur ouvert. Pentamonde est un moment qui prend soin de la relation humaine à travers une activité artistique.

Les rdv peuvent se prendre du vendredi 10 juin 11h au mardi 14 juin 16h en fonction de mes disponibilités. Appelez-moi pour prendre RDV au 0682461291.


Patreon : une solution pour une rémunération libre et indépendante des artistes ?

Je fais beaucoup de « Love drawing » en ce moment. Ici mes croquis de la première conférence de Patreon en France ! J'y suis allée pour m'inspirer car j'ai crée mon service d'abonnement récemment.

C'était à la Gaîté Lyrique, dans un lieu superbe et il y avait des stars !

Première conférence : (Cyprien : il avait un discours très mature sur son art, Sensei, Alice Pfeiffer (modératrice), Paul Taylor (que j'avais déjà entendu sur Sens Créatif, Arthur Navellou de Catastrophez : qui était TREEEEES drôle !).

Deuxième conférence : François bon, Solange-te-parle (je me suis projetée sur eux car ils ont parlé de l'école du Fresnoy, d'art et de littérature), Regina Démina, Esther Abrami.

Troisième conférence (qui était la plus engagée et la plus forte politiquement et où j'ai eu l'impression de voir des gens qui galèrent tout autant que les artistes (si ce n'est plus) : Aline Mayard, Anthony Vincent, Elvire Duvel-Charles, Naya Ali.

Je n'ai pas vraiment appris comment développer mon Patreon (j'ai osé leur dire), par contre, j'ai croqué les gens que j'aime : ceux qui luttent pour trouver une manière sensible d'être au monde, une manière alternative. Ceux que vous aimez peut-être écouter, lire, regarder. Ceux qui vous distraient, vous font réfléchir dans des conditions de rémunération difficiles. Ceux qui n'ont pas vraiment le choix parce que rien d'autre n'a de sens pour eux.



NOUS SOMMES DES FEMMES ARTISTES #1

Avec la chanteuse Lucie Folch nous commençons un cycle d'expérimentation de ce que nous pouvons proposer en tant que femmes artistes dans la rue.

Lucie a chanté son répertoire devant ma peinture narrative : « L'autel » (2x1,65m, acrylique sur papier). C'était la première fois pour nous deux. Nous avons uni nos forces pour OSER. La rue n'est pas un lieu facile pour les femmes d'ailleurs nous avons tout de suite été prise à partie par des hommes.

Nous sortons de nos ateliers car nous avons besoin de partage. Nous souhaitons aussi montrer des modèles de femmes artistes aux passantes. Selon les statistiques de @hfiledefrance il y a bcp moins de femmes dans les musiques actuelles que d'hommes. Le public à été très réceptif à la musique. Personne n'a commenté la peinture. Pour créer un lien avec le public, je l'ai dessiné en direct. Comme les dessinateurs pour touristes mais avec mon style à moi... J'ai aussi testé ce que je peux faire avec la craie. Toutes mes techniques sont respectueuses de la ville. La craie part à la première pluie, je range les dessins, je roule la peinture.

Pour plus de femmes artistes visibles. Plus de musiciennes, plus de plasticiennes. Plus d'art accessible, plus de mixité. Marre d'attendre qu'un galeriste nous repère ou qu'un label nous signe. Nous sommes des femmes artistes !

Les questions que je veux explorer :

La peinture peut-elle toucher les gens dans la rue ?

Une action peinture et musique est-elle pertinente ?

La performance crée-t-elle plus de lien que l'exposition ?

Comment dessiner le public ?

Mon motif abstrait (le pentagone) à la craie est-il intéressant ?

Anecdote :

J'avais préparé trois supports et ai croqué trois fois in situ.

Mon préféré est le bleu : je vous raconte la scène : je voulais dessiner cet étranger au look étonnant mais il n'est pas resté assez longtemps et je n'ai pas osé le retenir. Je l'ai chuchoté à Lucie qui m'a encouragée à OSER. J'ai dit à Lucie : je lui cours après ? Comme dans les films ? Elle a opiné du chef et je me suis mise à courir sur le parvis de Beaubourg. L'homme était tout étonné. Il a tout de suite accepté et est revenu se faire croquer plusieurs minutes sans bouger. Ce tout petit moment où j'ai couru... c'était très libérateur. Oser faire ce dont j'ai envie... est le moteur fondemental de ma démarche artistique. Je ne sais pas pourquoi pour moi c'est assez difficile : la peur de déranger, la peur du regard des autres, la peur d'être étrange. C'est un combat à chaque fois.


« Pour ceux qui auront 18 ans en 2028 » : dessins sur la conférence « Capitales Européennes de la Culture » avec les acteurs de Périféeries 2028, le projet de candidature de Saint-Denis.


Mardi soir j'ai croqué la conférence sur les « Capitales Européennes de la Culture » organisée par Marie Bongapenka (Plaine Commune) et Marianne Herard (Maison des Sciences de l'Homme Paris Nord). C'est la première fois que je me rendais dans ce bâtiment et dans ce quartier (M° Front Populaire).

Cette conférence était passionnante parce que Saint-Denis est candidate avec le projet: Périféeries 2028. J'en ai entendu parler pour la première fois au Festival HipHop de Saint-Denis (merci Yaya Bagayoko) et j'assiste depuis, avec beaucoup d'intérêt, à son développement. Je trouve magique d'être dans une salle de conférences, six ans avant, dans les coulisses de ce qui deviendra une réalité pour les artistes et la population de Saint-Denis.

C'est d'ailleurs un point qui m'a touchée dans la présentation de Juliette Bompoint : dans leur démarche participative, ils animent huit cercles de contributeurs dont un avec des enfants qui auront 18 ans en 2028.

La participation de Robert Garcia était également intéressante puisqu'il a parlé d'un point de vue extérieur en tant qu'ancien gagnant du Luxembourg (merci Joachim Pflieger de l'avoir invité) : « Comment gagner un projet, quelles questions se posent les jurés, quels faux pas éviter », autant de conseils précieux qu'il a voulu transmettre.

Anne-Marie Autissier et Pervenche Berès sont intervenues pour contextualiser. Ce que j'en retiens en tant que simple dessinatrice et néophyte de ces questions, c'est le projet d'origine de ce programme : soutenir la paix en Europe à travers la culture. Elles ont toutes les deux rappelé l'enthousiasme qui présidait à ces projets censés apporter le ciment de l'Europe (pour reprendre la métaphore architecturale de Pervenche Bérès). 

Quelques jours après ce live-drawing, et alors que nous vivons une guerre à nos frontières ce message résonne tristement en moi. Nous qui avons grandi dans la paix et la prospérité de l'Europe et qui voyons année après année l'union se déliter. Il en va de notre responsabilité de perpétuer la flamme d'une Europe unie. Puisse ce projet être gagné par Saint-Denis et cimenter encore un peu le coeur des hommes.


Intelligence, élégance et sensibilité avec Beatrice Alemagna et Béatrice Vincent à la bibliothèque Françoise Sagan.

Samedi j'ai assisté à la conférence de Beatrice Alemagna et de Béatrice Vincent, son éditrice française chez Albin Michel. C'était un moment hors du temps, dans l'écrin de la médiathèque Françoise Sagan. D'habitude dans mes lives drawings, j'attrape une phrase au vol, la fixe pour toujours mais ce soir-là je me suis laissée porter par l'intensité de ces deux femmes qui prennent le temps de faire des livres intéressants. La révolution de Beatrice Alemagna est tranquille mais réelle. Elle explique qu'elle a tout bousculé dans sa pratique avec son livre « Adieu Blanche Neige ». Principalement, elle s'est autorisée à réaliser un livre avec ses peintures à l'huile. C'est son éditrice qui l'a convaincue d'utiliser ce travail personnel. Ensuite le thème : c'est la première fois qu'elle visite une histoire du répertoire « classique ». Elle le fait avec conscience que les enfants sont en demande de vérité. « Walt Disney a fait beaucoup de mal à Blanche Neige » a-t-elle dit. Dans le conte d'origine Blanche Neige se venge de sa belle-mère. C'est d'ailleurs à ce dernier personnage que Beatrice s'est le plus intéressée. Quelles sont les motivations de cette femme qui vieillit et qui n'a pas de prise sur l'héritage de son trône puisqu'il revient à cette fille qui n'est pas la sienne ? L'intelligence qui s'exprimait durant cette conférence, la grande connivence et le grand respect entre les deux Beatrice m'ont bercée. Une artiste a besoin de cette rencontre avec une éditrice, une galeriste. La capacité à exprimer sa sensibilité doit rencontrer la capacité à la communiquer au grand public. Cette rencontre m'a prouvé que cette alchimie existe et ça me fait du bien. Ca me donne de l'espoir.


Achèteriez-vous une oeuvre qui assume l'émotion de la colère ?

J'ai eu un joli débat grâce à ma dernière vidéo. Une personne l'ayant vu me disait qu'elle n'accrocherait jamais un tableau qui comporte l'énergie de la colère.

Je ne suis pas d'accord avec elle. L'histoire de l'art regorge de tableaux exprimant la colère, l'horreur, la souffrance, etc. Les miens sont généralement de couleurs joyeuses mais expriment des sentiments profonds et complexes. Il y a un an je n'assumais pas autant d'exprimer ma colère ou mes émotions dites négatives. Aujourd'hui je revendique le droit de les ressentir, d'en parler et de les insérer dans mes créations.

Les femmes sont trop habituées à cacher leurs émotions, à les enfouir. Je les montre et les assume et j'invite le futur acquéreur de cette peinture à sentir au creux de son ventre la puissance d'une femme qui dit NON. Nous ne vivons pas dans un monde de bisounours. En tant qu'hypersensible, je ressens très fortement les émotions. J'ai trouvé un moyen d'en faire un outil d'émancipation et de partage. J'en suis fière.

Et vous, qu'en pensez-vous ?


J’ai développé un style figuratif que j’appelle des PEINTURES NARRATIVES dans le sens où elles racontent des histoires.

C'est un style que je vends à des particuliers pour qu'ils puissent « rendre hommage », « célébrer » ce(ux) qu'ils aiment.

C'est un style qui convient pour des associations qui désirent « célebrer » des personnes illustres et leurs valeurs.

C'est un style que me commandent parfois les entreprises parce qu'il me permet de représenter celles et ceux qui font le job.

Dans « La Perte », ma dernière fresque, je rends hommage à une jeune fille que j'ai connue qui a trouvé la mort à vélo. Je raconte aussi ma colère contre un homme qui m'entrave et, par opposition, l'aide inattendue d'un directeur artistique qui me fait penser que j'ai trouvé une « famille » artistique.

">C'est également une ode à la nature et à l'imaginaire (mes personnages sont dans des marais, tout comme cet oiseau inspiré de ma lecture de « « « Là où chantent les écrevisses » de Delia Owens. Si vous aimez m'écouter parler de mes peintures, voici ma dernière vidéo de 7 minutes (prenez votre temps, tant que vous êtes en vie !).


Ce matin j’ai assisté à une conférence de Caroline de Haas chez Creatis sur le thème 

« Comment construire une entreprise féministe ? »

Son témoignage m'a remuée. Elle a abordé le thème des rapports de domination dans le cadre de l’entreprise. C'est un sujet qui me touche. J'ai oeuvré dans le salariat pendant quinze ans avant de me consacrer à ma vocation artistique. J’ai vu, ressenti et participé à de nombreux rapports de force. A défaut d’un travail « intellectuel » sur le sujet, j’ai exploré le langage des émotions.

J'oscille aujourd'hui entre un mouvement de libération personnelle en créant des oeuvres pour moi-même, à l'abri dans mon atelier en écoutant des podcasts inspirants et un élan de partage (mais aussi de confrontation) avec la société. Je suis loin de maîtriser le sujet mais il me semble capital à traiter pour aller vers une évolution positive. Le bien-être au travail est un sujet majeur que je traite non par le discours mais par la pratique artistique. Mes live-drawing, mes peintures en entreprise (que je déploie avec l'aide de Neocamino), mes oeuvres sur la mixité sont animées par mes reflexions sur le sujet. Cela me permet de l'aborder de biais.


Sur le sujet du travail, je lis souvent les newsletter de Simon Dautheville, de Lucie Folch, je suis de loin le travail de Samuel Durand et j'ai crée l'identité graphique du podcast TAF de Jeanne Deplus.


Pourquoi ne suis-je pas intervenue seule chez Sist'her mercredi 13 avril ?

Je suis capable d'animer une soirée seule avec mon atelier de street art collaboratif et mes nombreuses expériences d'artiste femme mais j'ai préféré prendre du temps pour contacter d'autres intervenants parce qu'on ne construit rien de durable seul.

Ma première invitée, Kasia Klon, fondatrice de StreetArtTourParis a pu contextualiser le street art féminin dans son histoire et apporter sa connaissance du street art contemporain.

C'était une chance de l'avoir avec nous. Je l'a remercie d'être intervenue bénévolement pour apporter son éclairage aux femmes présentes. Nous avons parlé de nombreuses femmes : Misstic , Agnès B., Marguerite Stern (fondatrice des collages contre les féminicides), les colleuses d'« art pubis » ou « art vagin » (comme la série Viva la Vulva de Vic Oh, une artiste du 59 Rivoli proche de Gang of Witches), Wild Wonder Woman, les mirroirs « fille d'immigré » de Barquette Artiste, etc.

Kasia en tant que spécialiste, WaterFloColors et moi en tant qu'artistes, avons parlé de tout ce que nous savons et de tout ce que nous voyons fleurir au quotidien dans nos villes. Une vision non exhaustive mais une transmission de nos connaissances à un moment T.


Mercredi 13 avril 2022 j’ai organisé une soirée « Street Art / Femme / Réseau » chez Empow’Her (un incubateur d’entrepreneuriat féminin). Les participantes ont été extraordinaires. Je les ai challengées en choisissant un mur avec beaucoup de passage. 

Intervenir en rue devant tout le monde est une forme évidente d’EMPOWERMENT. Avant de partir, je les ai informées que mon atelier est non-dégradant et LEGAL. C’est toute l’originalité de mon atelier par rapport à la pratique du street art.

C’est un travail COLLABORATIF, formidable ICE-BREAKER pour ce type de soirée et outil efficace de TEAM-BUILDING.

L’atelier provoque beaucoup de SOURIRES et crée un maximum d’ENERGIE. Là je l’ai fait très vite parce que j’avais d’autres surprises pour les participantes mais il peut se faire de manière plus tranquille.

Chaque participante à été invitée à faire une photo individuelle, utilisant la fresque crée comme un PHOTO CALL ou MUR A SELFIE. C’est un de mes objectifs avec cette atelier : offrir à chacun sa minute de gloire, montrer à chacun qu’il peut être BEAU, DYNAMIQUE et FORT. Ce résultat est obtenu grâce à la FORCE DU GROUPE et à mon ENTHOUSIASME naturel et communicatif.

En mouvement, seules ou en duo, les filles ont toutes jouée le jeu du LACHER PRISE. Une belle leçon pour ceux qui sont un peu plus dans le contrôle que dans la CREATIVITE !

C’est un atelier magnifique dont je suis vraiment fière. Je suis heureuse d’avoir pu le proposer à nouveau. Il remplit à chaque fois ses promesses : mettre un tout petit peu plus de JOIE, de COULEURS et d’AUDACE dans la vie des gens !


Exposition collective du Collectif Patate. Illutrations sur le thème de la TRIBU. Mon illustration est en prévente cette semaine. Contactez-moi si cela vous intéresse.


Jeudi 11 novembre 19h : vernissage d’une petite exposition personnelle au TAGO MAGO (Paris)

Mercredi 17 novembre 19h : finissage de l’exposition


Samedi 23 Octobre : Avant première de Ronisia


Prestation de Live Drawing pour le festival Hip Hop de Saint Denis


Episode #2 de la série TRIBU INDE dans laquelle j’ai été interviewée


Participation au vlog d’Aurore Bay qui explique ce que nous faisons au sein du Patate Club, la communauté de Sens Créatif (je suis entourée de plein de gentils illustrateurs !)


SORTIE DU REPORTAGE « SUR PAROLES » DE MADAME RAP, un programme d’accompagnement aux artistes émergentes auquel j’ai participé

Lire l’article sur le site de Madame Rap ici.


EPISODE 1 DE LA SERIE SUR LES INDEPENDANTS DE TRIBU INDE A LAQUELLE J’AI PARTICIPE


VERNISSAGE (19h) et CONCERT (20h) au Social Bar (25 rue Villiot) mercredi 6 octobre 2021


GRAFFS ET CONCERT A SAINT-DENIS samedi 2 octobre 2021 (1 rue de la République, 92300 Saint-Denis)

11h-13h : réalisation d’un graff pentagone perso; 14h-16h : animation d’un graff pentagone; 17h : concert (7 chansons) (le concert se tient de 14h-18h avec tous les gagnants du Tremplin de Saint Denis


VOTEZ POUR MOI du 15 septembre au 15 octobre 2021

Le public peut élire 3 « grands » gagnants parmis les 5 présélectionnés du jury pro.

https://1.shortstack.com/BkmpTj

ou https://ville-saint-denis.fr/agenda/tremplin-découverte-2021


EXPOSITION AU SOCIAL BAR (52 RUE VILLIOT 75012 PARIS)

Exposition de peintures grand formats et d’une fresque réalisée sur place du 6 mai 2021 au 2 octobre 2021 et premier concert d’une heure avec des invités pour le vernissage !


INTERVIEW DANS MON ATELIER A PARIS (It starts at 3' / j'interviens à la 3ème minute)


MAI-JUIN 2020 (CORONA FRIENDLY)

exposition collective dans la galerie du 59 Rivoli (Paris 01)


Bonne nouvelle, mon tableau a été choisi pour illustrer un article du Parisien !


MARS 2020 Exposition collective à La Réunion


FEVRIER 2020 Exposition collective des Rivoliens Anonymes #2 au 59 Rivoli (75001)


JANVIER 2020 Mur de commande réalisé pour la MMJ (Ministère de la Mutuelle de la Justice) à Nîmes à l'occasion des festival du polar de l'école de police de Nîmes.


DECEMBRE 2019 : Exposition collective des Rivoliens Anonymes #1 au Jardin Denfert (75014)


DECEMBRE 2019 : Exposition "Pentamonde". Galerie - 49 rue des Vinaigriers, 75010 Paris


DECEMBRE 2019 : Vente de créateur OILL



OCTOBRE 2019 : Résidence artistique à Chengdu en Chine à l'invitation de Trans'Art Int'l (NY20+)

Voir le reportage vidéo sur le street art à Chengdu (10min).


2018 : Rizographie éditée à 50 exemplaires par Quintal Editions. 30x40cms. 30 euros.


DECEMBRE 2018 Deux carnets crées pour Things, concept-store (50 rue Bichat 75010 Paris)


Vente de noël avec les circulations alternées #3

Samedi 15 décembre 2018 - 15h-19h - café Apostrophe - 23 rue de la Grange-aux-Belles

 Venez écouter (ou chanter) durant le concert de Nicolas Roudier et des enfants du 1010 et fêter la sortie de Dribble : épisode 2 ! Je vendrai aussi mes carnets, mes mini-BD, mes bougies, mes cartes postales et une toute nouvelle série de peintures sur papier.

SORTIE DE MON NOUVEAU LIVRE !!!
SORTIE DE MON NOUVEAU LIVRE !!!

DECEMBRE 2018 : Fresque dans les escaliers du 59 rue de Rivoli en collaboration avec Hélène Fromen (@hfromen).

Durant ma première résidence, j'ai réalisé deux autres fresques.

Prochaine résidence à partir du 12 janvier 2019 (6 mois).


"La Tête au Triangle", chroniques de bande dessinées sur BODOÏ

Retrouvez les chroniques suivantes sur BODOI !


MASTERCLASS SUR LE POUVOIR DES LETTRES avec LAURE JOUTEAU des AVENTURIERES


Parfois, j'utilise mon SUPER POUVOIR pour communiquer avec des gens que je ne connais pas en écrivant une LETTRE DESSINEE. Jusqu'ici, aucune d'elle n'est restée sans réponse car elles ouvrent les portes du coeur.

Laure Jouteau, AVENTURIERE en chef pense que ce contenu peut vous être utile. Nous avons enregistré une MASTERCLASS le 12 novembre 2018).

J'y parle de la LETTRE qui a ouvert le coeur de LEUCHTTURM 1917, de JEAN-CHARLES DE CASTELBAJAC et de bien d'autres.


Mon travail sur la mixité dans le football a été exposé avec 

Juin 2018 : L'association Femix m'invite au SISAF (Salont International du Sport Féminin) et devient mon partenaire pour mes projets d'expositions : PLACE AUX FEMMES 2019 et  IMAGINEZ 2022.


Triptyque commandé pour une chambre. Existe en impression HD ou en papier découpé.


Vitrine et dédicace du livre Entrez dans la danse à la librairie Les Nouveautés.